Hainin
Située à 15km de Mons, la localité d'Hainin fait partie de la commune d'Hensies depuis 1977. Elle compte un millier d'habitants. On peut traduire le mot Hainin par terres de la Haine.
A l'origine, la localité semble avoir été une dépendance de Thulin. Au 12ème siècle, le seigneur Guillaume était aussi seigneur de Dour et de Thulin. La seigneurie passa aux Haynin du 14è siècle à la fin de l'Ancien Régime. Elle fut ensuite achetée par les Leduc et passa à leur descendant, le comte de Clerfayt, un des commandants des troupes autrichiennes à la bataille de Jemappes de 1792. Jusqu'au 18è siècle, une partie de Dour, dénommée Petit-Hanin, dépendait de la paroisse d'Hainin. Avant 1900, on ne comptait pas plus de 150 maisons à Hainin.
Le village d'Hainin n'a jamais connu d'essor industriel. De rares petites entreprises s'y son implantées jusqu'à la Prmeière Guerre mondiale. Il existait aussi une carrière à chaux. L'extraction de la houille y existait déjà au 16ème siècle. Mais les activités houillères cessèrent en 1745. La population se composait de cultivateurs, d'ouvriers métallurgistes et de charbonneries travaillant aux ateliers boussutois et dourois, aux fosses de Boussu-Bois et aux usines de Crespin et de Blanc-Misseron en rance.
Le village conserve une organisation rurale simple, perceptible dans ses alignements bâtis au centre desquels se dresse l'église.
Aujourd'hui quelque peu délaissées à l'entrée du village, la fontaine et la chapelle dédiée à Notre-Dame de la Fontaine sont depuis longtemps un lieu de dévotion et de pélerinage à la Vierge. Elles remontent toutes deux au 18ème siècle.
L'essentiel du patrimoine architectural du village s'inscrit dans les courants classique et néo-classique.
Le territoire est caractérisé par les zones agricoles cernant le village et par la zone forestière au nord, dont l'emprise est importante. Les bois, dont une grande partie existe depuis le 18ème siècle, sont une des caractéristiques de cette partie de l'entité, plus fermée du point de vue paysager.